Description du projet

Les femmes dans les métiers et professions traditionnellement masculins : une réalité teintée de stéréotypes de genre nécessitant une analyse critique, systémique, comparative et multidisciplinaire.

Nos objectifs sont :

  • Réaliser un véritable état des lieux des principaux enjeux, défis et problèmes liés au cheminement de carrière des femmes, en contexte québécois, dans les métiers et professions traditionnellement masculins,
  • Déceler et examiner les facteurs qui influent sur la carrière des femmes dans ces domaines, de manière transversale, pour l’ensemble des femmes rencontrées, et ceux qui agissent pour certaines professions seulement,
  • Comparer les différentes situations pour six secteurs ciblés, en utilisant une approche multidisciplinaire, et en collectant les données par une recension des écrits et sur le terrain, par une consultation (entrevues de groupes, individuelles et sondage) des actrices et acteurs concernés par le phénomène à l’étude,
  • Recenser les interventions porteuses et les pratiques émergentes qui favorisent la progression et la rétention des femmes dans ces métiers et professions,
  • Faire avancer les connaissances dans le domaine et fournir des pistes d’action pouvant éclairer la prise de décision et l’intervention, tant pour le secteur public que pour le secteur privé, par la publication d’un ouvrage collectif, la parution d’articles sur le sujet et la présentation d’une conférence multidisciplinaire à l’Université Laval.

L’action concertée « Étude sur la progression/rétention des femmes dans les professions masculines », menée par la professeure Sophie Brière, titulaire de la Chaire de leadership en enseignement – Femmes et organisations, dans le cadre du programme Actions concertées du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC) s’échelonne de juillet 2015 à septembre 2017.

Le projet de recherche qui découle de cette action concertée, « Les femmes dans les métiers et professions traditionnellement masculins : une réalité teintée de stéréotypes de genre nécessitant une analyse critique, systémique, comparative et multidisciplinaire », vise à dresser un portrait approfondi et comparatif des facteurs liés à la progression et à la rétention des femmes dans des métiers et professions traditionnellement réservés aux hommes au Québec. Une sélection de métiers et professions a été réalisée afin de représenter un éventail réaliste et aussi large que possible des principaux secteurs concernés par la problématique de recherche. Ce sont des métiers et professions bien rémunérés, traditionnellement réservés aux hommes et affichant un haut taux de progression des femmes; de plus, ils couvrent une grande diversité des contextes organisationnels (secteur privé et secteur public; petites, moyennes et grandes organisations; salariées et travail autonome, etc.). L’étude proposée repose sur six cas, soit les six secteurs ciblés : sciences et génie, santé, droit et sécurité publique, finances, éducation et orientation, ainsi que santé sécurité au travail. Des partenaires ont été identifiés pour chacun des six secteurs. Il sera ainsi possible de comparer des données en plus d’identifier et de partager des pratiques et expériences vécues par les femmes dans leurs métiers ou professions et les organisations qui les emploient dans chacun des domaines.

Le projet de recherche vise à répondre aux questions suivantes :

  1. Parmi les professions et métiers retenus, quels sont ceux pour lesquels le taux de rétention des femmes apparaît plus faible que celui des hommes?
  2. Quels sont les défis et enjeux liés à la progression des femmes et à leur rétention dans ces métiers et professions depuis les 25 dernières années?
  3. Dans la trajectoire de carrière des femmes, quels sont les motifs qui peuvent expliquer la progression ainsi que les principaux obstacles à la rétention des femmes?
  4. Quelles sont les causes (individuelles, structurelles, organisationnelles, institutionnelles et contextuelles) permettant de mieux comprendre la situation?
  5. Quelles sont les pratiques qui favorisent la progression et la rétention des femmes dans ces métiers et professions, et quelles sont celles qui pourraient alimenter à la fois le développement d’une expertise de recherche, les interventions publiques et privées à entreprendre et les pistes pour l’approfondissement de cette problématique?
  6. Quelles sont les pistes d’action pouvant éclairer la prise de décision et l’intervention, notamment dans la perspective du renouvellement de la Politique gouvernementale pour l’égalité́ entre les femmes et les hommes du Gouvernement du Québec?

Au plan théorique, une démarche originale est proposée dont l’ancrage repose sur une approche multidisciplinaire et sur deux approches théoriques : l’approche féministe et l’approche du parcours de carrière.